Inaporc, l’interprofession français porcine, tire la sonnette d’alarme : un élevage porcin n’est pas une usine ! Alors que la souveraineté alimentaire nationale est affichée comme « cheval de bataille » du ministère de l’agriculture, la France a choisi de ne pas soutenir la simplification administrative de la directive IED 2.0 au sein du conseil européen. Le 24 juin, le gouvernement français a ainsi maintenu une complexité insupportable pour les élevages familiaux qui condamne par avance la majorité des élevages dont la France a besoin pour maintenir sa souveraineté. Les premiers effets se font déjà ressentir : les porteurs de projet ne peuvent plus s’engager dans la production porcine, du fait du mur infranchissable des contraintes techniques, administratives et financières prévues à l’horizon 2030, combiné à des seuils d’entrée dans la directive drastiquement abaissés. En l’état, cette directive rend illégaux près des 2/3 des élevages français et fragilise des pans entiers de la filière porcine et ses 218 000 emplois.