Le texte émanant du sénateur Pierre-Antoine Lévi (Union centriste), déjà adopté en première lecture par la chambre haute, a été approuvé par 34 voix contre 14 et 7 abstentions.
La proposition de loi était présentée à l'Assemblée par la députée Anne-Laure Blin dans le cadre d'une journée réservée au groupe LR.
Elle a toutefois été adoptée sans retenir l'idée initiale d'instaurer un "ticket restaurant étudiant" pour ceux vivant dans des "zones blanches", sans accès à la restauration universitaire classique et à la formule du "repas à 1 euro" mise en place par le gouvernement, a déploré Mme Blin.
La formule, inspirée des tickets-restaurants destinés aux salariés, devait permettre un accès économique à l'alimentation auprès de divers organismes partenaires des Crous (Centre régional des oeuvre universitaires et scolaires), a-t-elle argumenté.
Une problématique mise en évidence par la crise du Covid, qui a aggravé les difficultés de vie quotidienne des étudiants logement, isolement, alimentation, outre celles rencontrées dans leurs études.
Selon la députée du Maine-et-Loire, "200 à 500.000 étudiants ne bénéficient pas d'un service de restauration à tarif social".
La formule finalement retenue par la majorité prévoit, au lieu de ce "ticket restaurant étudiant", qu'une "aide financière" soit "proposée aux étudiants n'ayant pas accès à une structure de restauration universitaire". Cela pour qu'ils puissent "acquitter en tout ou en partie le prix d'un repas" auprès d'un organisme conventionné sur leur territoire.
Mme Blin a accusé le gouvernement et sa majorité d'avoir évacué pour des raisons "politiques" le dispositif initial "très pratique et facile d'utilisation", pour lui substituer un mécanisme d'aide financière "flou" et sans garantie de résultat.
La ministre chargée de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a au contraire plaidé que le nouveau mécanisme "conforte et élargit" l'ambition d'aider "tous les étudiants où qu'ils se trouvent sur le territoire à avoir accès à une offre de restauration à tarif modéré".
Le texte doit désormais revenir au Sénat dans le cadre de la navette législative.