L'ensemble du territoire métropolitain présente un niveau de risque "négligeable" de contamination par l'influenza aviaire (communément appelée grippe aviaire), selon un arrêté du ministère de l'Agriculture daté de jeudi et publié vendredi au Journal officiel.
"Les mesures de sécurité sanitaire renforcées, parmi lesquelles figurait la claustration des oiseaux d'élevage, sont ainsi levées sur l'ensemble du territoire", précise le ministère dans un communiqué.
L'arrêté mentionne "l'urgence à mettre fin à la claustration des volailles notamment au regard de la nécessité de garantir des conditions de bien-être animal optimales aux volailles élevées habituellement en plein air au regard des conditions météorologiques saisonnières".
Le niveau de risque avait déjà été abaissé à "modéré" fin avril.
"Depuis le 28 avril, aucun nouveau foyer (...) n'a été détecté en élevage en France ni aucun cas dans la faune sauvage depuis le 3 mai", est-il souligné dans le communiqué.
Le virus H5N8, présent chez des oiseaux migrateurs, s'est répandu comme une traînée de poudre cet hiver dans les élevages du sud-ouest de la France, réputé pour la production de foie gras.
Sa progression a fini par être enrayée au prix de l'abattage - souvent préventif - de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards.
La France a recensé près de 500 foyers d'influenza aviaire depuis le début de la crise en novembre. La grande majorité se situent dans des élevages du Sud-Ouest.
Cet épisode a induit des arrêts prolongés de production pour les éleveurs et privé les industriels de matière première.
"Dans le Sud-Ouest, l'amélioration de la situation sanitaire avait déjà permis de lever les mesures de restriction aux mouvements et de réintroduire des galliformes (poules, poulets, pintades, cailles...) et, plus récemment, des palmipèdes dans une grande partie des communes, sous conditions sanitaires strictes de biosécurité", indique le ministère.