Avec une activité encore au ralenti, hôteliers, cafetiers et restaurateurs n'arriveront pas à rembourser en 4 ans les prêts garantis par l'Etat (PGE) qui représentent jusqu'à 25% de leur chiffre d'affaires, craint le GNI.
Alors que les PGE souscrits par les entreprises pour faire face à la crise sanitaire, devront commencer à être remboursés le mois prochain, l'organisation patronale fait "des propositions au gouvernement et aux principaux candidats à l'élection présidentielle afin d'adapter" ces remboursements.
Le GNI souhaite que les entreprises puissent souscrire un "nouveau prêt Covid" d'un montant égal à l'intégralité de leurs emprunts antérieurs, remboursable en 15 ans maximum: affecté au remboursement de ces derniers, il permettrait d'éviter de rééchelonner leurs PGE existants.
"Si vous rééchelonnez votre dette vous êtes marqué au fer rouge", dit à l'AFP Didier Chenet, président du GNI.
Le syndicat patronal voudrait que les entreprises aient aussi la possibilité de souscrire un "nouveau PGE+ étalé sur 10 ans, leur permettant de rembourser leur PGE initial", explique-t-il.
A l'heure actuelle, les entreprises peuvent saisir leurs banques ainsi que le médiateur du crédit afin d'allonger le délai de remboursement de leur PGE, pour le porter de 6 à 10 ans.
Mais elles se retrouvent alors "classées dans la catégorie des +entreprises en difficulté+ pour le secteur bancaire qui refusera tout nouvel emprunt" et "pour l'État français qui ne pourra plus leur verser la moindre aide ou indemnisation", affirme le GNI.
Le syndicat patronal souhaite voir suspendu au 1er mars, pour 6 mois, les remboursements de PGE.
Cela donnerait le temps de conclure "un accord au niveau de l'Union européenne, permettant aux entreprises de restructurer leurs dettes sans être automatiquement qualifiées +d'entreprises en difficulté+", selon le syndicat patronal.