Le chef étoilé Thierry Marx, élu la veille président de l'Umih, a affirmé vendredi vouloir avancer sur trois axes forts à la tête du principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration, "la communication, les enjeux sociaux et les enjeux environnementaux".
"Nous n'avons pas de doutes sur notre légitimité, nous avons chacun quarante ans d'expérience" sur le secteur, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse au côté de son vice-président Éric Abihssira, par ailleurs président de la Fédération de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme (FHRT) de Nice Côte d'Azur.
"Nous avons mené une campagne honnête, transparente avec des ambitions fortes dans ces trois domaines, la communication, les enjeux sociaux, c'est à dire l'attractivité de nos métiers et les enjeux environnementaux, le décarbonage de notre tourisme, les relations avec la ruralité", a-t-il déclaré après avoir été élu jeudi pour un mandat de quatre ans à la tête de l'Umih.
Affirmant son "bonheur de représenter" la profession, il s'est dit très attentif aux préoccupations des hôteliers et restaurateurs concernant la flambée des coûts de l'énergie, mais aussi celle des matières premières, "qui prennent +20, +30, +40% en ce moment", une hausse qui ne peut pas être entièrement répercutée sur les prix, a-t-il dit.
Le vice-président de l'Umih Éric Abihssira a affirmé de son côté vouloir "trouver des solutions" pour aider les petites entreprises à rembourser les Prêts garantis par l'Etat (PGE) souscrits pendant la crise sanitaire.
Au plan social, Thierry Marx a affirmé vouloir "traiter le plus rapidement possible" des sujets tels que "la question des heures supplémentaires et surtout de la protection sociale", qui sont "des enjeux d'attractivité pour nos entreprises", a-t-il dit. "A nous de démontrer que nos métiers ne sont pas que des métiers durs, que nous pouvons les replanifier, travailler sur les coupures", a poursuivi le président de l'Umih.
"Nous pouvons être force de proposition, notamment en proposant à l'Etat de nouvelles modalités de contrats de travail mieux adaptés aux spécificités de nos branches: des contrats à durée déterminée pour les saisonniers" a-t-il dit.
Le président de l'Umih souhaite aussi promouvoir un "tourisme plus vert" notamment à la montagne, et aider les entreprises à "décarboner leurs activités", même si "ça va être dur: passer une entreprise en HQE (haute qualité environnementale, ndlr) c'est cinq à dix ans de travail", a-t-il dit.
"Nous serons discrets et efficaces", a promis Thierry Marx, indiquant vouloir consacrer "un jour et demi par semaine" au syndicat patronal - et son vice-président "deux jours"-, et souhaiter mettre fin à la "verticalité à sens unique des prises de décisions" à l'Umih, en associant davantage les départements et les