Après le "fiasco" de la première mouture, "nous avons travaillé avec un comité qui réunit tout le monde. Les mécènes, qui nous ont aidés au début, mais naturellement tous les chefs, les acteurs du territoire, de la résilience alimentaire, de la justice alimentaire, les représentants des agriculteurs et naturellement des élus", a souligné Bruno Bernard, président EELV de la métropole lyonnaise qui porte le projet.
Sa refonte s'appuie sur le comité Rabelais, un groupe d'experts composé de restaurateurs, de nutritionnistes et de spécialistes de l'alimentation durable, qui fera des propositions pour la programmation des différents espaces de la Cité nouvellement conçue.
Ce temple du "bien manger" de 4.000 m2, situé dans le Grand-Hôtel Dieu en plein centre-ville, ne sera plus "uniquement un musée" comme auparavant, mais "un espace hybride" avec plusieurs lieux dédiés à des expositions, à "l'éducation du goût" des enfants, ainsi qu'au rassemblement des professionnels "de la filière gastronomie, de la restauration, de l'agriculture, de l'alimentation et de la santé".
D'un coût de fonctionnement de l'ordre d'un million d'euros par an, le projet va permettre d'ici 2023 "de multiplier les acquis, les évènements, les expériences", a assuré M. Bernard, évoquant des manifestations gratuites les premiers dimanches de chaque mois et d'autres payantes. Pour ces dernières, ce ne sera pas "un prix unique" mais une tarification "au cas pas cas", a ajouté l'élu écologiste.
Inaugurée en octobre 2019, la Cité internationale de la gastronomie, dans sa version initiale, avait notamment fait les frais de la crise sanitaire et fermé ses portes en mars 2020, avant de le faire définitivement en juillet suivant, faute d'avoir trouvé un public.
En attendant la nouvelle Cité, il est possible d'y voir gratuitement une exposition de photographies valorisant les produits des producteurs locaux, le premier dimanche du mois et pendant les Journées Européennes du Patrimoine.