Quelque 8.000 visiteurs sont attendus les 7 et 8 juin lors de la 5ème édition de cet évènement dédié à l'innovation technologique au service de l'hôtellerie restauration au Paris Event Center, qui réunira quelque 200 exposants et 50 startups.
Le 7 juin, deux responsables de Google, Charles-Antoine Duron, directeur tourisme et mobilité, et Nicolas Dussart, responsable des partenariats stratégiques, viendront exposer les "nouveautés" du moteur de recherche pour "tirer profit" des tendances estivales tandis que Gilles Maillet, directeur voyage, automobile et mobilité de Meta, se demandera si "l'expérience virtuelle du métaverse peut doper l'activité réelle".
Des innovations -une machine à faire des cocktails "en moins de 15 secondes", des "frigos connectés en libre-service 24h/24" ou des logiciels dédiés à la gestion centralisée des prestations et paiements d'un établissement-, seront présentées.
Parmi les tendances, les applications qui facilitent le recrutement, au coeur des préoccupations: selon Pôle emploi, l'hôtellerie restauration a 360.610 emplois à pourvoir, dont une moitié de jobs saisonniers, à la veille d'une saison estivale prometteuse.
Des start-up comme Bruce, Brigad, Staffme ou Extracadabra, qui mettent en relation hôteliers et restaurateurs avec des employés qualifiés du secteur mais aussi des étudiants, parfois sous statut d'auto-entrepreneur, font florès.
"Aujourd'hui c'est normal d'aller chercher un extra, un intérimaire, un saisonnier sur des applications digitales, qui touchent tout le monde: il y a encore deux ans, on allait consulter les petites annonces dans les magazines spécialisés. Les deux années de crise sanitaire ont changé les comportements: les restaurateurs, qui ont dans les 50 ans, sont devenus digitaux", dit à l'AFP la fondatrice du salon, Karen Serfaty.
Pour Franck Trouet, porte-parole du syndicat patronal des indépendants de l'hôtellerie restauration, si ces plateformes, "version moderne des agences d'intérim, sont devenues indispensables", c'est que serveurs, cuisiniers ou barmans "apprécient de pouvoir choisir les jours et les horaires auxquels ils veulent travailler, au lieu d'avoir un planning imposé".
Parmi les exposants, la Chambre de commerce d'Ile-de-France présentera les aides de l'Etat et de la région pour aider les entreprises à faire leur "transition numérique et écologique": chèque numérique et "chèque vert" allant jusqu'à 1.500 euros, ainsi que des conseils et formations pour "digitaliser et développer sa visibilité sur le web".
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