"L'ampleur sans pareille de cette restructuration fait peser un risque sur la continuité opérationnelle de l'entreprise et la santé des salariés", considèrent la CFTC, la CFE-CGC et la CGT de Danone SA dans un communiqué.
Le géant de l'agroalimentaire a annoncé en novembre 2020 le lancement d'un plan de réorganisation mondiale intitulé "Local First".
Ce projet, porté par l'ex-PDG Emmanuel Faber évincé depuis de la tête du groupe, a été repris par la nouvelle direction qui a commencé en avril à détailler le plan devant les représentants du personnel.
La procédure d'information-consultation doit durer jusqu'à la mi-septembre.
A ce stade le plan prévoit la suppression nette de 1.850 postes dans le monde dont 425 postes en France d'ici fin 2022, selon ces syndicats.
Censé générer des économies et accroître la rentabilité du groupe de 100.000 salariés, il met fin à une structure qui faisait ressortir trois grands métiers (Produits laitiers et d'origine végétale, Nutrition spécialisée, Eaux) au profit d'une organisation par zones géographiques, afin de donner plus d'autonomie aux pays dans lesquels Danone opère.
Danone SA, qui compte 1.000 salariés dont 90% de cadres, héberge le siège de toutes les fonctions centrales et les directions des deux divisions "Produits laitiers et d'origine végétale" et "Eaux".
C'est l'entité de Danone la plus touchée par le plan: 458 suppressions de postes y sont prévues tandis que 325 postes doivent être créés. Au total, il y aura une suppression nette de 133 emplois, selon les syndicats.
La CFTC, la CFE-CGC et la CGT de Danone SA "demandent un déploiement raisonné, par étape, de cette réorganisation".
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